Je m'avançai à tout petits pas vers Lora. Celle-ci était en train de fouiller dans son sac, à la recherche d'un cahier surement.

-Heu... je te dérange ? demandai-je en baissant un peu la tête.

Lora remua la tête, voulant dire "non". Puis elle demanda en arrêtant ses recherches et en se tournant lentement vers moi:

-Qu'est ce que tu as à me dire, ENCORE, Sofia ? Tu ne me déranges pas, mais j'ai juste après mon cour de sciences et je crois que j'ai oublié mon cahier au dortoir...

Je fis une mine déçue et haussa la épaule. Je pivotai les talons, essayant de dissimuler mes larmes qui commençaient à couler. Lora me rattrapa quand même, une main sur mon épaule, en me disant très fort:

-Je suis la capitaine du dortoir. qu'as-tu à me dire ?

J'essayai de sourire en la regardant. Elle avait au moins 10 cm de moins que moi. Elle me demanda pourquoi je pleurait, et je lui répondit en parlant très vite:

-C'est les filles, elles m'ont emmenés dans les toilettes et... elles ont jetés mes affaires, mes cahiers ,mes cours etc dans le lavabo...

Lora me dévisagea longtemps et demanda, l'index sur les lèvres:

-Tu as laissé tes affaires là bas, alors ?

Je hochai la tête et elle me tapa gentiment le front, une mine énérvée. Puis elle me cria:

-WHOUA, ELLES SONT CHIANTES, ET TU ES CHIANTE TOI AUSSI.

Elle laissa son sac par terre et fonça vers les toilettes d'une marche en colère, rapide.  Je l'entendis crier sur les filles, elle revint quelques minutes plus tard, mon sac dans les mains, trempé.

-Voilà, j'ai ton sac.

Puis elle prit un air désolé, baissa la tête sur le côté et me sourit. Elle me dit:

-Tu as remplis les papiers de bourses pour cet autre lycée ? Le super select ?

Je ravalai ma salive, elle le remarqua puis me dit:

-Sofia... tu ne peux pas rester ici plus longtemps, ces gamines qui te harcèlent t'ont dans la peau, tu me comprends ?

Je m'essuyai un peu le visage de ma manche, et mes larmes recommençèrent à tomber. Je vis Lora rouler des yeux en soupirant. Elle devait me trouver pleunicheuse, je le savis, mais je ne pouvais pas m'empécher de pleurer.

-Tes parents ne veulent pas, c'est ça ? Répond moi, Sofia ?

Je lui répondit en hochant la tête. Elle continua, essayant de me rassurer:

-Mais bon, ne t'inquiète pas, c'est bientôt les vacances, tu auras du temps pour en discuter avec eux, pas vrai ?

-...oui.

Elle sourit et me caressa un peu les cheveux, puis s'écarta de moi, prenant son sac au passage. Elle me cria:

-Bonne journée ! Et ne sois pas trop en retard en cour !

Elle commença à courir: je l'avait mise en retard, et j'attrapai mon sac qui était très mouillé. Heureusement que les radiateurs étaient en marche, en salle de classe.

Je me dirigeai vers mon cour de français d'un pas lent.

Fantastic Baby.

A suivre dans le chapitre 2 !

J'ESPERE QUE CA VOUS A PLU !